Avocats en droit de la Filiation à Montpellier

Le droit de la famille touche à ce qu'il y a de plus intime : votre identité, vos enfants et votre histoire. Qu'il s'agisse d'établir un lien biologique manquant, de contester une paternité ou de sécuriser votre famille face aux évolutions de la société (PMA), les enjeux sont considérables. Au sein du cabinet Rudelle et Le Bigot, nous savons que ces démarches s'accompagnent souvent d'un profond chaos émotionnel. C'est pourquoi nous vous proposons un accompagnement fondé sur la bienveillance pour vous apaiser, et sur une combativité intransigeante pour protéger vos droits.

filiation

cabinet rudelle le bigot

avocats en droit de la famille

laurence rudelle avocat

Laurence Rudelle, Avocat

severine le bigot avocat

Séverine Le Bigot, Avocat

Faire reconnaître ou contester un lien familial

Les questions de filiation touchent à l’identité, aux droits de l’enfant et à l’histoire familiale. Nous vous aidons à engager la procédure adaptée.

Une analyse précise des délais et preuves

Reconnaissance, contestation, possession d’état, expertise biologique : ces dossiers exigent une grande rigueur. Nous vérifions les délais et les éléments de preuve disponibles.

Protéger les droits de chacun

La filiation produit des effets importants : nom, autorité parentale, succession, obligation alimentaire. Nous vous accompagnons pour sécuriser votre situation familiale.

Comment établir la filiation paternelle ou maternelle de votre enfant ?

La filiation d’un enfant s’établit par la simple indication du nom de la mère sur l’acte de naissance, tandis que pour le père, elle s’applique de plein droit s’il est marié avec la mère, ou nécessite une démarche active en mairie pour les couples non mariés.

La loi distingue en effet les couples mariés des couples qui ne le sont pas. Pour les couples mariés, il existe une « présomption de paternité » : le mari est automatiquement désigné comme le père légal de l’enfant. En revanche, pour les concubins ou les partenaires pacsés, le père doit effectuer une reconnaissance volontaire. Cette démarche claire peut être réalisée à tout moment, avant ou après la naissance, et ne requiert pas l’accord de la mère.

Notre cabinet s’attache à vous expliquer ces mécanismes sans aucun jargon juridique, afin de poser un diagnostic précis sur votre situation familiale.

Antoine et Sarah, non mariés, attendaient leur premier enfant. Inquiets pour la sécurité juridique de leur bébé en cas d’accident, nous les avons accompagnés pour effectuer une reconnaissance prénatale anticipée. Cette démarche simple a garanti que la filiation paternelle, et donc les droits de l’enfant, soient protégés dès le premier jour de la grossesse.

Comment lancer une procédure de recherche de paternité ?

Pour lancer une action en recherche de paternité, vous devez obligatoirement saisir le Tribunal Judiciaire par l’intermédiaire d’un avocat pour faire établir le lien biologique, le plus souvent grâce à un test génétique.

Lorsqu’un père refuse de reconnaître son enfant, la mère peut initier cette action pendant toute la minorité de l’enfant. Par la suite, l’enfant lui-même dispose du droit d’engager cette procédure jusqu’à ses 28 ans. Le juge ordonne très fréquemment une expertise ADN pour établir la vérité. Si le père présumé refuse de se soumettre à ce test biologique sans motif légitime, le juge est en droit d’interpréter ce refus comme un aveu implicite de paternité.

Dans ces procédures, notre cabinet déploie une défense stratégique et technique pour protéger vos intérêts, sans jamais perdre de vue la finalité : obtenir des issues concrètes.

Émilie nous a consultés pour son fils de 4 ans, dont le père refusait toute implication. Plutôt que d’alimenter une guerre stérile, nous avons bâti un dossier technique solide (témoignages, photographies) et saisi le juge. Face à la solidité du dossier, le père a refusé le test ADN. Le juge a tiré les conséquences de ce refus, a établi la paternité et a mis en place une pension alimentaire pour sécuriser l’avenir de l’enfant.

Dans quels délais pouvez-vous contester une paternité ?

La contestation de paternité doit être obligatoirement initiée devant un juge dans un délai de cinq ans ou de dix ans, selon qu’il existe ou non une relation socio-affective prolongée avec l’enfant, appelée la possession d’état.

La « possession d’état » est un concept juridique fondamental : il s’agit du fait de se comporter publiquement et au quotidien comme le parent d’un enfant (l’éduquer, l’entretenir, lui donner son nom). Si un homme a reconnu et élevé un enfant comme le sien pendant au moins 5 ans, la filiation devient juridiquement inattaquable pour préserver la paix de la famille. Si cette relation a duré moins de 5 ans ou n’a jamais existé, le délai pour contester la filiation est alors porté à 10 ans. Il s’agit d’une procédure complexe visant à annuler le lien familial de manière rétroactive, ce qui nécessite souvent un test ADN.

Marc a découvert, suite à une séparation difficile, qu’il n’était pas le père biologique de la petite fille qu’il élevait depuis 2 ans. Face à son chaos émotionnel, nous l’avons accueilli avec une grande bienveillance. En équipe avec lui, nous avons engagé une action en contestation de paternité dans le délai de 10 ans, afin d’annuler une reconnaissance mensongère qui pesait sur son avenir.

Comment s’établit la filiation pour un couple de femmes (PMA) ?

Pour les couples de femmes ayant recours à la PMA, la filiation s’établit de manière sécurisée par une reconnaissance conjointe anticipée, signée devant un notaire au moment de donner le consentement à la procréation.

Depuis la réforme de 2021, la législation a fortement évolué pour sécuriser les familles homoparentales. Il n’est plus nécessaire de passer par de longues procédures d’adoption. Ce document notarié permet d’établir la filiation à l’égard des deux mères dès le jour de la naissance de l’enfant. Il est également garanti qu’aucun lien de filiation, et donc aucune responsabilité, ne pourra être établi avec le tiers donneur de gamètes.

Parce que nous ne vendons pas du conflit mais de la résolution, nous accompagnons les futures mères dans l’anticipation de ces démarches, garantissant une naissance sereine.

Quels sont les impacts de la filiation sur l’héritage et l’autorité parentale ?

L’établissement d’un lien de filiation confère l’exercice de l’autorité parentale, détermine la transmission du nom de famille et ouvre automatiquement des droits patrimoniaux cruciaux comme l’héritage et la pension alimentaire.

Dès que la filiation est reconnue légalement, les parents se voient octroyer l’autorité parentale, c’est-à-dire le droit et le devoir de protéger l’enfant et d’assurer son éducation. Attention cependant : si un père reconnaît son enfant plus d’un an après la naissance, l’autorité parentale reste exercée exclusivement par la mère, sauf accord conjoint ou décision contraire d’un juge. Sur le plan financier, la filiation oblige les parents à contribuer à l’entretien de l’enfant (pension alimentaire) et fait de lui un héritier réservataire de son patrimoine.

Au moment d’aborder ces enjeux financiers vitaux, notre cabinet applique une règle de transparence totale : dès le premier rendez-vous, nous abordons la question de nos honoraires sans aucun tabou. Une convention détaillée vous est envoyée sous 48h afin d’éviter toute mauvaise surprise.